Merci pour l’invit’ !

Le premier réseau d’hébergement solidaire des femmes sans-domicile


Merci pour l’Invit’!
Kesako ?

Merci pour l’invit’ est le premier réseau d’hébergement citoyen des femmes SDF chez des particuliers. De nombreuses études l’ont prouvé, la condition n°1 vers la réinsertion est la tranquillité permise par un hébergement stable. L’objectif est de favoriser l’hébergement citoyen, et un accompagnement social permettant d’inscrire l’accueillie dans un parcours de réinsertion.

Nous mettons en relation des femmes orientées par des associations partenaires et des hébergeurs citoyens pour une durées de 15 jours à plusieurs mois. Pendant ce temps, nous accompagnons l’hébergement, et l’association partenaire se charge du suivi social de l’hébergée. 

Une première rencontre est organisée avant le début de l’hébergement à l’issue de laquelle une charte est signée entre l’accueillant et l’accueillie. Durant cette rencontre, les deux parties sont libres de poursuivre ou non l’expérience, sans avoir à se justifier.


Merci pour l’Invit’ ! aujourd’hui, ça donne quoi ? 

Depuis début 2018, Merci pour l’invit’! nous a permis de faire héberger 10 personnes dans des situations très diverses chez des hébergeurs de notre communauté, pour un total de plus de 1300 nuitées.


Pourquoi principalement en zone urbaine ?

Notre association dispose de locaux à Paris, Bordeaux et Nantes. Le projet est quant à lui principalement implanté à Bordeaux et Paris. Si vous habitez dans une autre ville ou en zone rurale vous pouvez quand même vous inscrire. Cependant nous n’aurons pas forcément de femmes à vous orienter. De plus,  les personnes en question peuvent avoir des attaches et des repères forts avec des quartiers, des villes ou certains services ce qui rend la mobilité plus difficile.


Pourquoi seulement les femmes ?

Les femmes sont les personnes les plus vulnérables à la rue. Entre agressions physiques, sexuelles et harcèlement, elles sont exposées à des violences quotidiennes qui favorisent un sentiment d’insécurité permanent et les obligent à adopter une stratégie d’invisibilisation.

On estime que 40% des personnes sans-domicile sont des femmes. Seulement un quart d’entre elles trouvent refuge dans les hébergements d’urgence, majoritairement mixtes. Elles sont en effet confrontées à la saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence. On estime que 60% des femmes qui appellent le 115 n’obtiennent pas d’hébergement, sans compter les personnes qui n’essaient même plus de contacter ce numéro d’urgence.


Envie de tenter l’expérience et devenir hébergeur ?

Vous êtes une association ou une structure, et vous souhaitez nous orienter un bénéficiaire ?


FAQ à destination des hébergeurs du programme Merci pour l’invit’

1. La personne que j’accueille peut-elle avoir une addiction (alcool, drogues…) ?

Il est impossible que vous receviez une personne souffrant d’une addiction grave. En effet, lors de son inscription le travailleur social qui suit l’hébergée nous assure que celle-ci n’a pas de problème de ce type.

2. La personne accueillie peut-elle présenter un danger pour ma sécurité ou celle de ma famille ?

Il n’y a aucune raison que la personne accueillie présente un danger pour vous. Les femmes hébergées sont toutes suivies par des travailleurs sociaux qui nous assurent, lors de leur inscription, qu’elles ne souffrent d’aucun problème psychologique ou psychique grave. De plus, le travailleur social nous envoie une description de la personne et de son parcours, ceci nous permet d’être sûrs qu’elle ne présentera aucun danger pour vous ou votre famille ce qui constitue une priorité absolue pour nous.

3. J’ai peur que la personne accueillie ne veuille pas quitter mon domicile

Lors de la signature de la charte entre vous et l’hébergée, il vous incombera de décider d’une date précise de fin d’hébergement. Cette date permettra d’éviter les incompréhensions à échéance de la période prévue. Dans le cas où la personne refuserait de partir à la date établie, nous prendrons le relais pour mettre fin à l’hébergement.

4. L’accueil d’une personne étrangère à mon foyer risque-t-il d’affecter mon intimité ou celle de ma famille ?

Lors de la signature de la charte, vous fixez les règles de vie au sein de votre habitation. A ce titre vous pouvez par exemple décider que la personne que vous accueillez devra quitter votre habitation durant la journée, ou que vous mangerez séparément. Vous êtes donc libre de définir vos conditions vous permettant de conserver l’intimité de votre famille.

5. Est-ce que je dois aider la personne que j’accueille dans ses démarches administratives ?

Si vous souhaitez aider la femme que vous accueillez dans ses démarches administratives vous êtes bien sûr libre de le faire. En revanche, ce n’est pas quelque chose que nous vous conseillons. Héberger une personne constitue déjà un engagement important. Surtout, les femmes accueillies dans le programme sont nécessairement en lien avec un travailleur social en charge de ce suivi.

6. La femme accueillie participera-t-elle aux frais de vie du foyer ou au paiement d’une partie du loyer ?

Certaines personnes accueillies touchent le RSA, d’autres travaillent et certaines n’ont aucun revenu. A cet égard, la participation aux frais de votre logement dépend de la situation de la personne. Vous serez en mesure de vous mettre d’accord sur ces questions lors de la signature de la charte entre vous et l’hébergée. Nous vous demandons cependant de partir du principe que vous accueillerez la personne sans recevoir de contrepartie financière.

7. Est-ce que je peux mettre fin à l’hébergement avant la date fixée lors de la signature de la charte ?

En principe, l’hébergement se déroulera jusqu’à la date que vous aviez fixée. En revanche, si l’hébergement se passe mal pour une raison ou une autre, il est tout à fait possible pour vous de mettre fin à l’hébergement avant la fin de la période. Dans ce cas précis, nous vous invitons à nous contacter quelques jours avant, afin que nous puissions trouver une autre solution pour la femme concernée. Nous sommes à votre écoute pour en discuter et interrompre l’hébergement dans les meilleures conditions.

8. Comment faire si je ne m’entends pas avec la personne que j’accueille ?

Les personnes hébergées peuvent avoir vécu des choses difficiles qui rendent plus compliquée la communication. Au début de votre hébergement, des incompréhensions peuvent être à l’origine de conflit. Dans ce cas, n’hésitez pas à nous contacter. Nous organiserons une médiation pour tenter d’arranger la situation. Dans le cas où les relations ne s’améliorent pas, veuillez vous référer à la question n°7.

9. Que faire si la personne me vole des affaires personnelles ?

Il n’y a aucune raison pour que la personne que vous accueillez vous vole. Les femmes sans-domicile hébergées sont généralement très reconnaissantes du service que vous leur rendez. Par ailleurs, lors d’un tel hébergement la confiance mutuelle constitue un moteur du programme. L’hébergée doit pouvoir vous faire confiance quant aux intentions que vous avez de l’accueillir et vous devez également pouvoir lui faire confiance. Si un cas de vol se présente, faites-nous en part directement. Nous vous accompagnerons pour porter plainte si besoin est.

10. La personne accueillie est-elle domiciliée chez moi ?

La femme que vous accueillez ne sera en aucun cas domiciliée chez vous. Des associations et des structures permettent aux personnes sans-abri d’être domiciliées. Ceci ne relève pas de votre responsabilité et peut avoir des conséquences sur les impôts que vous devrez payer (domiciliation fiscale).

11. Quel est le statut administratif des personnes accueillies ?

Les personnes faisant partie du programme sont toutes en situation régulière. En effet, notre objectif à terme étant de permettre la réinsertion de la femme hébergée, une situation irrégulière ne pourrait probablement pas déboucher sur une sortie positive de l’hébergement.

12. La personne hébergée a-t-elle les clés de chez moi ?

Ce point là est à discuter avec votre hôte. Même si vous n’êtes pas tenu de lui laisser vos clés, nous vous le conseillons pour faciliter l’hébergement tant pour vous que pour la femme que vous accueillez.

13. Suis-je tenu d’accompagner/transporter la personne à ses rendez-vous administratifs ?

 Il ne vous appartient pas d’accompagner la personne à ses rendez-vous. Votre rôle est de l’héberger et non de la suivre dans ses démarches. La question du transport est à voir avec la femme accueillie. Si vous habitez dans une grande ville, celle-ci utilisera les transports en commun. Si vous êtes dans une zone reculée, il est possible que vous ayez à conduire votre hôte de temps en temps.

Pour toutes informations supplémentaires, contactez-nous au 06 23 02 45 36.